Quatrième de couverture :
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a pas d’autre choix que de faire avec.
* * *
Quand j’ai emprunté ce livre, on m’a dit qu’il était bien et que j’allais avoir un moment de détente. J’ai entamé les premières pages et je ne m’attendais pas à cela.
Le roman s’ouvre sur les quelques minutes précédant l’accident de voiture qui coûta la vie au mari et à la fille de Diane, l’héroïne. L’écriture est simple mais les phrases sont assez efficaces pour nous mettre les larmes aux yeux dès le début alors même qu’on ne connaît pas encore les personnages.
Ensuite, on plonge un an après, Diane tenait un café littéraire mais, ne se remettant pas, elle en a laissé les rênes à son associé et ne sort plus de chez elle.
Le café se nomme « Les Gens heureux lisent et boivent du café » et l’on voit cette phrase s’enrouler autour de Diane. Elle n’accepte pas la mort des deux personnes les plus chères à son cœur, elle n’est absolument pas heureuse et survit plus qu’elle ne vit. Sa consommation de café est assez faible et elle ne lit plus du tout. C’est au fil du temps qu’elle se remet à la lecture et c’est par là que l’on voit qu’elle commence à aller mieux. Donc plus qu’un simple nom, c’est un peu une sorte de vérité générale qui sert un peu de repère en filigrane à l’histoire.
Pour échapper aux assauts répétés de son meilleur ami qui tente par tous les moyens de la rendre heureuse, de la faire sortir, voir du monde, elle s’exile et va s’installer en Irlande pour lui faire croire qu’elle tente de s’en sortir alors que tout ce qu’elle désire c’est de rester prostrée dans son malheur.
A partir de là, le roman se transforme presque en romance mais tout est écrit avec le rythme qui convient. J’ai apprécié la relation qu’elle entretient avec ce voisin qu’elle déteste. Mais finalement pas tant que ça.
D’ailleurs j’ai apprécié les personnages, la manière dont ils entrent dans la vie de Diane, leur comportement, leur complicité. Comme si, sans le savoir ils faisaient tout pour qu’elle fasse son deuil et qu’elle puisse passer à autre chose. J’ai eu un coup de cœur pour Edward et Judith. Cet homme brusque, exécrable et mystérieux qui cache un grand cœur et une sensibilité qu’on ne devinerait pas au premier abord mais qui ne se laisse approcher par personne. Et cette jeune femme sans gêne, exubérante et adorable mais prête à tout pour protéger ceux qu’elle aime.
L’ambiance du roman est vraiment agréable, il n’y a rien de complexe, tout suit son cours avec fluidité et on ne s’ennuie pas une seconde. On s’attache facilement à Diane et on comprend sa détresse, on a facilement les larmes aux yeux quand elle parle de son mari, il suffit de se mettre une seconde à sa place pour imaginer l’horreur de sa situation. Elle peut peut-être paraître pathétique et ne plus vraiment vivre mais je ne l’ai pas trouvé ainsi. Perdre sa fille et l’amour de sa vie de manière si tragique et inattendue, ça ferait disjoncter n’importe qui, ça serait comme un grand hurlement perpétuel qui s’élèverait de l’intérieur. Et cela fait réfléchir sur le fait que l’on peut vraiment tout perdre en un instant. C'est une manière de décrire un deuil tout en simplicité et c'est peut-être justement cette simplicité qui permet au roman d'avoir une telle fraîcheur malgré un thème assez lourd à la base.
En revanche, si vous avez peur des clichés, passez votre chemin, cette histoire les accumule ! De plus la fin est un peu rapide et assez peu satisfaisante…
C’est un roman simple qui, comme je m’en doutais peu après la lecture des premières pages, promet un agréable moment de détente. Il est court et est écrit assez gros alors il se lit très rapidement. Il ne me restera peut-être pas en mémoire très longtemps mais j’ai apprécié ce petit interlude.
Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.



























































Commenter cet article