Quatrième de couverture :
Été 1900. À New York, Elizabeth cohabite avec un époux qu’elle n’aime pas, pour assurer un avenir à l’enfant qu’elle porte. Diana s’enfuit à Cuba, à la recherche d’Henry, son grand amour.
Carolina l’ancienne servante réalise son rêve : désormais c’est elle, la favorite de la haute société new-yorkaise. Penelope se console de l’indifférence d’Henry en acceptant les avances du sublime prince de Bavière.
Mais les fantômes du passé risquent fort d’empêcher nos héroïnes de vivre les nouvelles existences qu’elles se sont choisies…
* * *
Vénéneuses est le quatrième et dernier tome de la série The Luxe. Une sorte de Gossip Girl à l’époque victorienne. Belles robes, manigances et coups bas sont les maîtres mots de cette saga.
Quatre femmes sont mises en avant : Pénélope, Diana, Elizabeth et Carolina dont vous connaissez déjà les histoires si vous avez lu les tomes précédents. Celui-ci est dans la continuité des autres, je l’ai trouvé peut-être même un peu plus spectaculaire que le précédent avec ses escapades à l’autre bout du monde et ses révélations rocambolesques.
Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir trop attendu après le troisième tome pour lire celui-ci mais, malgré toutes ces péripéties je me suis parfois ennuyée. J’ai trouvé que les intrigues étaient lentes et tournaient presque en rond. Alterner des chapitres avec autant de personnages, ralenti considérablement le rythme des différentes intrigues. Revenir à un personnages abandonné depuis déjà un moment me donnait une impression constante de répétition.
Je pense qu’il était temps que je finisse cette série pour pouvoir passer à autre chose. Malgré cela, je ne suis pas non plus déçue, j’ai trouvé que certains personnages se ridiculisaient énormément mais que ce tome restait quand même fidèle à la série jusqu’au bout. C’est en ça que je n’ai pas été déçue, l’auteur a tenu son fil de conduite jusqu’à la fin.
Certaines révélations m’ont paru tirées par les cheveux mais c’était assez bien mis en place pour qu’on laisse couler.
La grande et forte Pénélope devient assez pathétique. Elle perd de sa superbe et passe plus de temps à ramper qu’à avoir une image plus humaine. En y repensant, j’ai eu l’impression que les personnages en général avaient un peu perdu d’eux-mêmes, comme s’ils étaient devenus plus lents et que leurs personnalités s’étaient affadies.
Diana par exemple a perdu un peu de son caractère de fonceuse et tête brûlée. Elle a évolué, c’est sûr mais, j’ai trouvé qu’elle devenait moins intéressante. Comme Henri.
D’ailleurs je pense que l’auteur a bien fait de s’arrêter là car, à force de trainer, leur relation perd de son intérêt. L’intrigue générale en pâtie et s’essouffle.
Ce que j’ai particulièrement apprécié est qu’Anna Godbersen a respecté les sentiments de ses personnages et n’est pas tombée dans la « facilité » du libertinage de groupe pour multiplier les intrigues et prolonger la série comme on le voit si souvent dans les séries télévisées notamment. Ses personnages ne tombent pas amoureux toutes les deux minutes, au contraire, ils sont plutôt constants dans leurs sentiments.
Le roman se clos sur une décision finale assez brutale, à laquelle on peut s’attendre mais que l’on n’a pas forcément envie de voir se réaliser. Néanmoins, elle correspond finalement très bien à toute la saga et ne tombe pas dans la facilité et la niaiserie.
Un quatrième tome qui clôt la série en beauté même s’il m’a un peu déçue. Je salue le travail d’Anna Godbersen pour l’ambiance plutôt envoûtante qu’elle a réussi à instiller dans cette série et sa plume que je trouve joliment tournée et qui colle parfaitement à l’atmosphère de cette saga. Elle a fait vivre des personnages et tenté de les faire évoluer sans tomber dans la caricature.
Une fin plutôt surprenante qui clôt la série de façon logique et respecte le fil rouge qui tient ces quatre volumes. Cette saga toute entière a été une bonne découverte et même si quelques passages de certains tomes m’ont presque ennuyée, j’en garde un bon souvenir !
The Luxe :
Tome 4 : Vénéneuses
* Série Terminée *

Notre siècle a produit de grands hommes : des rois ou des requins de la finance, de grands scientifiques, dont la richesse vacillante, la ténacité sans pareille et la légende personnelle sembleraient prouver qu'ils sont les caractères prédominants de l'espèce ; mais si nous regardons leurs fils, il nous vient des doutes sérieux sur la théorie de l'évolution.



























































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